Traditions : un Noël au parfum d’ailleurs

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Noël ne se fête pas partout et pour tous de la même manière. La symbolique du Père Noël est parfois représentée par d’autres personnages, la date même des fêtes peut varier… Petit tour d’horizon sur le réveillon tel qu’il se conçoit à l’étranger.

Il n’y a pas besoin d’aller très loin pour apprendre d’autres coutumes. Rien qu’en France, entre le sud et ses treize desserts, et l’ouest et son saint Nicolas, il y a tout un monde qui sépare ces cultures. L’Europe présente elle aussi un florilège de traditions variées et charmantes. En Grèce, par exemple, c’est saint Basile qui distribue les cadeaux le 1er décembre. La veille, les enfants vont chanter chez leurs voisins pour récolter des friandises. En Hongrie, saint André, saint Nicolas et sainte Lucie se partagent un mois de célébrations à partir du 30 novembre. En dehors des aspects plus enfantins, ces fêtes étaient traditionnellement liées souhait des jeunes filles de trouver un prétendant et de se marier.

En Estonie, un grand ménage doit être fait pour éviter que les mauvais esprits ne s’emparent de la maison. Le rituel a évolué pour pousser les enfants à participer (quelle bonne idée) : les cadeaux ne seront distribués que s’il n’y a plus de poussière à l’intérieur. La carpe devient très importante en République tchèque en décembre, des aquariums de plein air étant même disposés en ville pour que les enfants et leurs parents puissent pêcher. Garder une écaille de ce poisson toute l’année dans son porte-monnaie apporterait l’argent.


Au Portugal, on laisse la table dressée à la fin du repas pour que les personnes décédées puissent se servir à leur tour. Les célébrations de Noël ne sont autorisées en Ukraine que depuis 1991 : elles étaient interdites auparavant par le régime communiste en tant que fêtes religieuses. En Suède, c’est un gnome qui se nourrit de pudding au riz et une chèvre en paille qui assurent la distribution des cadeaux, tandis que les Islandais voient les treize enfants d’une ogresse descendre de la montagne les uns après les autres pendant treize jours en laissant leurs offrandes, dont une vieille pomme de terre pour les enfants désobéissants. En Allemagne, les sapins sont illuminés de bougies allumées, d’ailleurs interdites en France pour des raisons évidentes de sécurité.

Noël à l’autre bout du monde

Un peu plus loin de nous existent aussi de jolies traditions : en Nouvelle-Zélande, c’est le pohutukawa, un arbre dont les fleurs rouges éclosent pour les fêtes de fin d’année, qui tient lieu d’arbre de Noël. Au Mexique, les crèches, qui restent installées jusqu’en février, comportent quelques spécificités locales : un coq qui annonce la naissance, des poissons en référence à l’un de leurs chants de noël ou des villageois mexicains. En Bolivie, il n’y a pas de sapin, mais des boîtes en fer-blanc dans lesquelles a été semé du blé. En Australie, comme les saisons sont inversées, c’est un Père Noël surfeur qui débarque sur les plages.


Au final, il existe tout un lot de rites et coutumes, dont ceci n’est qu’un échantillon. La plupart sont ancrées dans l’Histoire, et comportent leurs légendes. Mais la mondialisation agit là aussi, et le 24 décembre s’institutionnalise un peu plus chaque année dans le monde. Après tout, même chez nous, le vieux bonhomme en rouge n’est pas si ancien que ça…

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