Jeune au pair : tout ce qu’il faut savoir

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Découvrir un autre pays, se familiariser avec une autre culture, devenir bilingue : voilà résumées les trois motivations qui poussent chaque année des milliers de jeunes Français-es à partir « au pair ». Un séjour qui ne s’improvise pas.

Partir vivre à l’étranger quand on n’a pas un sou en poche, ce n’est pas complètement mission impossible. À défaut de pouvoir se payer des études en Angleterre ou en Allemagne, il est possible de devenir jeune fille ou jeune homme au pair. Un excellent moyen d’approfondir ses connaissances linguistiques, de découvrir une autre culture et de se faire un peu d’argent de poche. Tout ça avec quelques contreparties tout de même…

Nourri, logé, blanchi en contrepartie

Un jeune au pair est nourri, logé, blanchi et rémunéré par la famille qui l’accueille mais en contrepartie d’une mission bien spécifique : celle de s’occuper des enfants du foyer. En règle générale, il travaille entre 30 et 45 heures par semaine pour une période comprise entre deux et douze mois. Ses tâches principales seront de déposer et de récupérer les enfants à l’école, de les accompagner à leurs activités extra-scolaires, de préparer leurs repas, les aider dans leurs devoirs ou encore de s’en occuper durant les périodes de vacances scolaires. Selon le contrat passé avec les parents, il pourra aussi participer aux tâches ménagères de la maison puisqu’il fait partie intégrante de la famille. Cette expérience unique permettra à tous les jeunes et étudiants qui la tentent de se perfectionner en langue, de découvrir un nouveau pays et de vivre un réel échange culturel.

Les qualités requises

Mais devenir au pair ne s’improvise pas et mieux vaut avoir les qualités requises avant de se lancer. Ainsi, pour prétendre au poste, vous devez être âgé-e de 18 à 27 ans environ, aimer les enfants (cela coule de source…) et justifier d’une solide expérience en ce domaine (baby-sitting par exemple). Connaître les bases de l’anglais est aussi un plus, tout comme disposer d’un permis de conduire. Certaines familles peuvent également exiger un casier judiciaire vierge et préférer un-e jeune non-fumeur-se. Enfin, bien sûr, devenir au pair demande de la flexibilité et une bonne propension à l’adaptation. La patience et le self-control seront également de mise, surtout si vous devez gérer plusieurs pré-ados !

Trouver la famille idéale

Reste à trouver la bonne famille, celle avec laquelle vous pourrez vivre quotidiennement sans tensions ni désaccords. Pour dénicher la perle rare, il existe une multitude d’agences spécialisées. Si celles-ci font payer leurs services (entre 150 et 350 € généralement), elles assurent en revanche au candidat une certaine sécurité. Légale d’abord, puisqu’elles travaillent en étroite collaboration avec les directions du travail de tous pays ainsi que les ambassades. Et puis, elles permettent de faire le lien entre la famille et le-la jeune au pair en cas de mésentente ou de problème durant le séjour.
Il est aussi possible de se débrouiller par ses propres moyens et de trouver une famille d’accueil grâce aux milliers de petites annonces sur internet. Dans ce cas, n’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous aideront à préparer votre séjour et qui vous semblent importantes. Vous aurez ainsi moins de surprises une fois sur place.
Abordez également la question de la rémunération avant d’accepter le job. Un séjour au pair est un travail, il est donc normal d’être rétribué. Mais attention, le salaire varie en fonction des pays : aux États-Unis ou en Australie, par exemple, il est de 200 dollars par semaine, 80 livres en Grande-Bretagne et 80 euros en Allemagne et dans le reste de l’Europe.

Bon à savoir

Avant de faire vos valises, pensez à bien vous renseigner sur toutes les formalités administratives. Pour devenir au pair aux États-Unis, par exemple, vous devrez obtenir un visa spécifique (visa J-1). Vérifiez votre assurance responsabilité civile ainsi que votre couverture médicale.
Pour obtenir tous les conseils nécessaires, vous pouvez consulter les sites www.unosel.org et www.ufaap.org.

M.K.